La Reine noire – tome 1

Tome 3 des incroyables aventures de Milo, ce héros pas comme les autres créé par Richard Marazano et Christophe Ferreira. C’est le monde à l’envers : Milo est invité de « l’autre côté » par le sorcier, le père de Valia, qui était, il y a peu, son ennemi et que, par ailleurs, il croyait mort ! Ce dernier a besoin de l’aide du jeune garçon. La situation au village est désespérée : le poisson d’or est très malade, et surtout, les enfants, mais aussi Valia, ont été capturés par les araignées géantes de la Reine noire. Milo se lance à leur recherche et va de surprise en surprise… Début d’une nouvelle aventure de Milo qui se déroulera en deux tomes.


Le Paradis des cailloux

Samedi (un lézard rouge) et Dimanche (un lézard en vert) pêchent tranquillement sur leur petite île, quand Samedi est pris d’une crise de questionnite aiguë – pas grave mais pénible pour l’entourage. Il veut savoir un tas de trucs, et il veut explorer l’île pour obtenir des réponses. Dimanche aimerait mieux rester ici et pêcher bêtement, mais il est sympa. Alors il met son tee-shirt « spécial aventure », il embarque sa baignoire et c’est parti pour l’exploration.
S’ensuit une épopée loufoque au cours de laquelle les deux copains apprennent des choses. Par exemple, trop de réponses idiotes, ça répond à rien. Et pour réussir ses crêpes, il faut un télescope ultra-performant. Et le paradis des cailloux, c’est barbant. Et le bonheur livré en kit, ça vous abrutit gravement.
La quête est éprouvante. Il y a même un moment où Samedi craque. Il en a supermarre. Il n’est plus qu’un pauvre petit chiffon désespéré qui veut « tomber ici et puis rester tout mou sur le sol et puis pleurer ». C’est affreusement triste. Sauf que ça finit bien : ils retrouveront leur plage et Samedi sera (presque) tout à fait guéri.
Comme dit Samedi : « Tout ça donne à réfléchir. » Sur la vie, la mort et le pourquoi du comment. L’humour est embusqué partout, dans chaque détail du dessin – très malin et émotif – et dans les dialogues, complètement craquants. Le résultat se lit à plusieurs degrés et devrait séduire aussi bien les adultes amateurs de BD inventive, que les enfants, généralement assez doués en matière de questionnite aiguë.


Le Circuit Mandelberg

Voici le nouveau thriller d’anticipation haletant signé Denis Robert et Franck Biancarelli.

Comment un homme très vieux, très malade et surtout très riche peut-il devenir immortel ? En greffant son cerveau dans le corps d’un jeune athlète poursuivi par la Mafia.

Un formidable thriller d’anticipation au scénario hollywoodien proposé en un seul volume de 128 pages.


Guerres Ophidiennes

À la découverte de la série culte de l’héroïc-fantasy dans ce tome 17 de la série culte de l’héroïc-fantasy.

Sur Terra Secunda, Wismerhill, à la tête de l’humanité, doit affronter un nouvel ennemi. Les Ophidiens, espèce autochtone de redoutables serpents guerriers, ont déclaré une lutte sans merci à ces envahisseurs humains venus d’un autre monde. Tandis que l’issue semble incertaine, l’empereur s’engage dans la bataille pour vaincre le terrible roi Serpent et ses troupes innombrables…

17e volume des Chroniques de la Lune noire.


Le Detection Club

Une île en Cornouailles, années 1930. Le milliardaire Roderick Ghyll invite les membres du Detection Club, qui réunit les grands auteurs britanniques de l’âge d’or du roman à énigme dont les célèbres Agatha Christie et G.K. Chesterton, à se rendre dans sa vaste demeure, la villa Briarcliff. Ils sont conviés à assister à la démonstration d’un automate, qui, une fois intégrées les données d’un problème policier, résout le crime en livrant le nom du coupable. Mais Ghyll est assassiné…


Les Mains obscures de l’oubli

Dans Les Mains obscures de l’oubli, une histoire complète, les deux Espagnols Cava et Nicolau Segui abordent un sujet explosif et rarement traité – la question basque.

Les Mains obscures de l’oubli commencent avec l’histoire de Pascal, un homme de main du milieu marseillais. Dans les années quatre-vingt, il passe un contrat avec un chef d’entreprise basque qui, racketté par l’ETA, refuse de payer. Le deal est simple : si le boss vient à mourir, Pascal doit tuer Itzala, le responsable du rançonnement. À sa sortie de prison, Pascal apprend que le Basque est mort. Et Pascal est un homme d’honneur… Commence alors une plongée dangereuse et désespérée dans une société rongée par la peur et le silence, où une seule chose est sûre : à la fin, les victimes innocentes sont oubliées.

Les Mains obscures de l’oubli, un one shot et une bande dessinée aux allures de polar qui ose évoquer la question basque.


Louviers

Louviers, prequel de Ken Games, la BD de Jose Manuel Robledo et Martial Toledano, est construit comme un one shot ; il revient sur l’histoire d’Anne, alias la tueuse à gages Ciseaux, et Bruno, le fameux Louviers, qui exerce le même « métier » de tueur que sa compagne.

Ce prequel de Ken Games s’ouvre sur Louviers qui, à bout de nerfs, s’enfuit après avoir mis à sac l’appartement qu’il partage avec Anne. Après cet incident, le tueur accepte un contrat dans un pays en guerre. Sur place, les informations concernant sa cible restent d’autant plus floues qu’il peine à comprendre la langue. Envahi par le doute et en proie à des interrogations existentielles, il voit ressurgir les fantômes du passé et son amour pour Anne le submerger…

Louviers, prequel de la série Ken Games, est un pur polar : l’histoire noire et dure d’un tueur ; un album choc !


Pourvu que les Bouddhistes se trompent

Dernier tome du chef-d’oeuvre de Manu Larcenet, réussite artistique exemplaire, Blast ne peut laisser indifférent. De par sa forme d’abord, 4 albums denses, sombres, tragiques, bourrés jusqu’à la gueule d’une humanité débordante et d‘une sauvagerie fascinante. Mais aussi par ses qualités graphiques et narratives hors du commun qui en font un ovni éditorial. Ce 4ème tome clôt avec une maestria scénaristique rare, le parcours d’un homme captivant. Une conclusion coup de poing qui vous laissera KO.


La Piste de Kibangou

Résumé du dernier épisode : sorti du piège de la Belle-Hélène (et du premier cycle de ses aventures), Yann Calec se retrouve second sur le Ouessant, dont le commandant, Avron, est assassiné.

La police arrête rapidement le coupable idéal, un docker noir, mais Calec juge cette conclusion un peu hâtive. Tout le monde pouvait tuer Avron, car tout le monde à bord le détestait, et deux détails restent obscurs. Le bref passage à bord de soeur Marie-Madeleine de la Rédemption, et la disparition du chat du mousse la nuit du meurtre !

Promu commandant intérimaire du Ouessant, Calec reprend la mer. A la première escale, une Africaine lui apporte un paquet contenant des diamants. Le paquet étant destiné à Avron, Calec fouille sa cabine pour en savoir plus, et y trouve une photo de mariage représentant Avron et soeur Marie-Madeleine. Décidément, ça sent l’embrouille !

Calec aimerait bien dire deux mots à cette fausse bonne soeur qui, le jour du meurtre, a quitté le cargo pour soi-disant se rendre dans une mission catholique, la mission de Kibangou. Peu après, Calec reçoit un autre paquet, plus macabre — il contient un doigt de son lieutenant subitement disparu, et une lettre menaçant de lui expédier le reste par petits bouts s’il ne rend pas les diamants. Calec ne peut plus rendre les diamants qu’il avait cachés et qui lui ont été volés.

Il se résout donc à aller voir la police locale, qui, une fois de plus, boucle l’affaire un peu vite en concluant à un règlement de comptes entre trafiquants. Calec n’y croit pas. Quelques diamants dans un paquet de clopes vide ne constituent pas à ses yeux un vrai trafic, il continue l’enquête.

Il découvrira la vérité à Kibangou, vérité dans laquelle… le chat avait un rôle. Dans la nuit des ports, sous le soleil du Congo, une aventure torride — avec ce qu’il faut de danger, de suspense, d’humour et de sales types — servie par un dessin lumineux et expressif.

Calec, réembarqué sur le Ouessant et très désireux de revoir Rosana et Iñès, leur petite fille, vient de tracer sur la carte « la route de Rouen ».

Une suite aura donc bien lieu, en l’occurrence avec un cycle qui se déroulera en Asie.


Blacktown

Poursuivi par des patibulaires qui ont l’air de vouloir lui faire la peau, Lapinot atterrit à Blacktown : son saloon, sa prison, ses 150 bouseux managés par un shérif mal luné qui sort son « dictionnaire des sales types » (ses avis de recherche, en version décryptée) dès qu’il flaire un étranger. Pour tout arranger, le patelin est en pleine émeute car on vient de trouver de l’or dans les collines. Ce qui fait qu’au bout d’un quart d’heure, Lapinot est mûr pour le lynchage.

Le rayon de soleil de Blacktown, c’est la jolie Miss Pacard – « jolie » est une façon de parler, les personnages de Trondheim étant affublés de tronches de bestioles plus ou moins farfelues. En tout cas, elle plaît aux messieurs, qui tentent de la séduire en allant fayoter à ses conférences sur la non-violence avec travaux pratiques assortis. Inutile de dire que prêcher la non-violence à Blacktown, c’est voué à l’échec.

L’Ouest, le vrai – revisité par Trondheim, ses loufoqueries feutrées, ses mélancolies désarmantes, ses réflexions sur le temps qui passe et la vie qui s’effiloche. Et surtout, la force de persuasion d’un graphisme culotté, aussi attachant qu’efficace, plein de vibrations subtiles et servi par une mise en couleur hypersensible. A elles seules, les grandes oreilles flasques de Lapinot méritent de figurer dans les annales de la BD, c’est sûr.