Par des temps incertains

Et revoilà Dieu, qui commence à en avoir par-dessus la tête de ces Terriens. En particulier de la clique de dirigeants de Vivaxis, une multinationale spécialisée en biotechnologies et en recherche génétique. Dieu n’hésite pas à mouiller sa chemise et venir sur terre leur dire leurs quatre vérités : qu’ils arrêtent de se prendre pour les maîtres du monde, nom de… Enfin, nom de lui ! Un album en forme de dénonciation des dérives et autres méfaits du capitalisme et du pouvoir des actionnaires.


La Couronne des ombres

L’Empire semble victorieux…

La discorde ronge pourtant déjà ses rangs. Wismerhill croyait avoir gagné Moork mais les ombres du passé se dressent devant lui, menaçantes, sournoises. Wismerhill est une fois de plus face à son destin.

Ceindra-t-il la couronne des ombres? Pourra-t-il faire face aux terribles volontés de l’Aigle bicéphale? se dressera-t-il seul face à l’Empire tout puissant?


Les Cobayes

Le dernier one shot de Tonino Benacquista et Nicolas Barral, Les Cobayes, se déroule dans l’univers des laboratoires pharmaceutiques.

Les Cobayes, ce sont deux hommes et une femme qui, pour le moment, attendent dans une antichambre aseptisée. Ils se sont portés volontaires pour tester un antidépresseur révolutionnaire mis au point par un laboratoire pharmaceutique, mais le médicament aura des répercussions pour le moins inattendues sur leurs vies…

Les Cobayes est un roman graphique ; une BD qui est à la fois un polar pharmaceutique, un roman psychanalytique et une comédie grinçante.


Miss

Après toutes ces années, Trent épouse enfin Agnès.

Ce jour devrait être le plus beau de sa vie, mais quelques détails semblent vouloir l’assombrir. D’abord, une présence indésirable au mariage. Ensuite, ce cadeau de mauvais goût : une danseuse de cancan qui lève la jambe. Et enfin, dans la nuit, une silhouette sinistre qu’il connaît trop bien.

Pas de doute : Miss est revenue.

Miss, alias Helen Dorwell. Trois ans auparavant, Trent l’avait rencontrée dans le bureau de Gallagher, où elle était interrogée. C’était la plus belle femme qu’il ait jamais vue et il avait intercédé en sa faveur. Amoureux fou, il avait cependant dû admettre que les occupations de Miss ne collaient pas avec son propre sens de l’intégrité et du devoir : anarchiste, elle volait l’argent des riches pour le redistribuer aux pauvres. Et Trent avait rompu.

Mais le passé remonte, et Trent retombe dans le piège de la Miss : un chantage qui met la vie d’Agnès en danger.

Cette fois-ci, pas de mission dans les neiges du Grand Nord canadien : Trent est en lune de miel. Mais pour un héros de sa trempe, il n’y a jamais de repos. Et les auteurs de la série (nominée à Angoulême) le plongent encore une fois, avec un art consommé de la mise en scène, dans des aventures sanglantes.


Quand s’allument les lampes…

Le soir, quand la nuit descend sur la neige du Grand Nord canadien, à l’heure où dans les maisons s’allument les lampes, le sergent Trent, de la police montée, a du vague à l’âme. Il rêve d’une autre vie et il pense à Agnès qui lui a laissé une adresse à Providence : une grande maison rose dans les bougainvilliers. Un soir plus cafardeux qu’un autre, il se décide : il prend un congé et le train pour Providence. Mais la maison rose est déserte et Agnès est partie se marier ailleurs.

Désespéré, Trent sombre dans l’alcool jusqu’à devenir cette épave qu’on vire du bistrot et qui finirait la nuit dans la boue sans le grand coeur de Mary-Lou.

Dans le coin sévissent les Chauffeurs, une bande de salopards de la pire espèce qui torturent les vieux pour leur piquer leurs économies. Et puis il y a « les gens du train », venus construire la voie de chemin de fer. L’un d’eux a une attitude étrange. Trent aussi : confit dans l’alcool, voilà qu’il semble prêt à tout pour palper 200 dollars.

Une aventure minutieusement construite, servie par un dessin sensible et un héros très humain, très attachant, plus solide que ses désillusions, finalement plus fort que ce vague à l’âme qui le reprend, à l’heure où bleuit la plaine et où s’allument les lampes…


Amarillo

Avec Amarillo, tome 5 de Blacksad, Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido entraînent leurs héros – Blacksad, le chat détective privé – dans un road-movie qui n’est pas sans évoquer la « beat generation »…

Ce cinquième épisode de Blacksad, Amarillo, s’ouvre à La Nouvelle-Orléans : Weekly doit quitter la ville ; il y laisse John qui préfère rester sur place pour chercher du travail. Par chance, celui-ci croise justement un riche Texan qui lui propose de ramener sa voiture chez lui : un boulot simple et bien payé ! Le détective accepte, mais, dans une station-service, il se fait voler la voiture par Chad Lowell et Abe Greenberg – deux écrivains beatniks qui cherchent à rejoindre Amarillo, au Texas. Bientôt, une querelle entre les deux hommes, rivaux, vire au drame : Chad, poussé à bout, tire sur Abe qui meurt sur le coup. Obligé de fuir, Chad trouve refuge dans un cirque. John se lance à sa poursuite sur les routes américaines du Nouveau-Mexique, du Colorado, du Texas et de l’Illinois.

Amarillo est le 5e album de Blacksad, une série qui met en scène un chat détective, dans une ambiance qui évoque furieusement le roman noir de la littérature américaine.


L’Essai

Avec L’Essai, Debon signe un histoire complète qui, entre fiction et réalité, met en scène l’histoire vraie d’une communauté anarchiste.

Dans son nouveau one shot, Nicolas Debon s’inspire de l’histoire vraie d’une communauté anarchiste installée dans les Ardennes en 1903. Fonctionnant sur le principe de liberté et sur les préceptes libertaires, la communauté de L’Essai illustre à merveille l’espoir d’un modèle de société différent et exempt de toute autorité, dans une France plongée dans la misère. Un récit historique poignant sur un épisode méconnu de notre histoire et mis en images par un auteur au talent hors du commun.

Une aventure documentaire, un récit inspiré d’une histoire vraie, mais aussi une bande dessinée servie par un graphisme original avec des couleurs directes parfaitement appropriées aux décors majestueux.


Le Long Voyage de Léna

Elle s’appelle Léna. C’est une jeune femme brune, élégante et mystérieuse. On ignore d’où elle vient et où elle va. Son voyage commence à Berlin-Est, dans le quartier où vivent les anciens dignitaires d’un régime effacé par le vent de l’Histoire. Léna rend visite à un homme qui lui remet une liste de noms et de numéros de téléphone, qu’elle apprendra par coeur avant de la détruire. Après Berlin, il y aura Budapest et un autre rendez-vous. Et après Budapest, Kiev, Odessa, la Turquie et la Syrie. À chaque fois, une rencontre. Peu de mots prononcés, juste un objet étrange remis par Léna à son destinataire : une boîte de pâtes d’amandes, un flacon de parfum, un nécessaire pour diabétiques. Avec « Le Long Voyage de Léna », Pierre Christin et André Juillard entraînent le lecteur à travers une Europe qui entremêle aujourd’hui et hier. Une Europe où les soubresauts d’une Histoire pas si lointaine semblent se prolonger dans d’étranges projets partagés par ces femmes et ces hommes dont Léna croise la route. Mais elle, quel rôle joue-t-elle? Christin et Juillard laissent planer le doute sur ses intentions. En toile de fond, on devine les ombres du terrorisme international nourri par la frustration d’un passé qui semblait enterré, celui de l’idéal communiste. Récit d’un parcours pas comme les autres baigné de nostalgie et de mélancolie, « Le Long Voyage de Léna » permet à Pierre Christin de laisser libre cours à son intérêt pour l’Histoire et pour le destin contrarié des pays de l’Est. Pour leur première collaboration, Pierre Christin et André Juillard signent mieux qu’un album réussi : « Le Long Voyage de Léna » est d’ores et déjà un classique.


Les Ruines de Dieu

June Lenny, le bel aventurier sans scrupule se rapproche du berceau du peuple Eyam et va bientôt découvrir le fabuleux secret que cachent les larmes du premier Dieu de la planète Mayam.

Seul problème, les tueurs les plus terrifiants de la galaxie, dont la sublime Antal Nya, sont à ses trousses, attirés eux aussi par l’immense richesse que représente chacune des larmes. Stephen Desberg et Daniel Koller clôturent en beauté ce premier cycle des aventures de June Lenny, une série fantastique, bourrée d’humour, d’aventure et de sensualité.


La Fin du commencement

Pendant la crise financière de 1929, soixante-six créatures naquirent le long de la route 66. Immortelles, indestructibles, dotées de pouvoirs aléatoires, elles se firent appeler des dieux par les humains. Ces dieux se reproduisirent à grande vitesse, jusqu’à devenir plus nombreux que les humains. Lentement, ils assistèrent à la disparition de la population de la planète, avec aussi peu d’intérêt que s’ils avaient observé l’extinction d’une espèce animale. Dans ce premier album qui se déroule en 2047, le Seigneur des Mouches, dieu de second rang, provoque le numéro un en duel, pour une raison qui nous échappe. Les deux dieux se livrent un combat homérique, mais ils sont tous deux indestructibles…